Breitling Emergency II, la plus française des montres suisses - Le Point Montres faire breitling

Breitling Emergency II, la plus française des montres suisses

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Breitling a choisi Toulouse pour dévoiler ses deux montres techniques phares de Baselworld, la B50 Cockpit et l'Emergency II, la montre qui peut vous sauver la vie.


C'était la première... et la dernière. Ce week-end à Toulouse, Breitling a fait coup double. Jean-Paul Girardin, numéro deux de la maison, avait fait le déplacement pour dévoiler deux nouveautés de la manufacture, la B50 Cockpit et l'Emergency II, aperçues à Baselworld. Dans le même temps, au-dessus d'un tarmac surchauffé par un soleil de plomb, la Breitling Jet Team offrait sa dernière parade de l'année. Et même des trois prochaines années puisque, après un break bien mérité, la patrouille va mettre le cap pendant un ou deux ans sur les Amériques, où elle n'a encore jamais posé le train d'atterrissage.



L'Emergency II, très française

Le choix de Toulouse pour présenter l'Emergency II n'avait rien d'anodin. Presque vingt ans après la première version, la nouvelle PLB (Personal Locator Beacon, balise de détresse personnelle) a vu ses éléments critiques conçus dans l'Hexagone : sa batterie et son émetteur. En somme, la partie névralgique de la montre repose sur des compétences 100 % françaises, développées sur commande de Breitling.

La batterie, par exemple, est l'oeuvre du CEA. Sa fabrication et sa commercialisation sont orchestrées par la société Prollion, sise à Grenoble. L'enjeu n'est pas uniquement technique : pour voir son Emergency agréée par les services de secours, Breitling devait préalablement se conformer à une norme internationale draconienne. C'est sur ses prescriptions que reposent les équipements de secours des aéronefs. Mais alors qu'un avion n'a aucun souci d'encombrement à gérer, Breitling devait faire tenir sa balise dans une simple montre. Il a donc fallu développer un nouveau type de batterie... offrant les mêmes performances que celles embarquées dans un avion ! Et c'est la française Prollion qui a accompli cet exploit. Lequel, on s'en doute, appellera de nombreuses autres applications.



Une ex-Dassault et le Cnes en soutien

L'émetteur est l'autre partie critique de l'Emergency. C'est là aussi une société française qui a résolu le casse-tête Breitling. Issue du groupe Dassault, Syrlinks, de son nom, a mis au point un double système d'antennes rétractables, seules capables d'émettre sur les deux fréquences utilisées par l'Emergency.

Mais ce n'est pas tout. En effet, au-delà de cette partie technique, un autre intervenant français est entré en scène : le Cnes, Centre national d'études spatiales. Le Cnes a oeuvré aux côtés de Breitling pour recevoir les agréments nécessaires à la commercialisation de l'Emergency. Là aussi, une médiation 100 % française pour que Breitling obtienne, comme un médicament, son AMM, autorisation de mise sur le marché, considérant que l'Emergency II, bifréquence, est un produit qui n'existait pas et qui n'entrait dans aucun cadre normatif existant. Le Cnes a largement assisté Breitling pour qu'elle obtienne les dérogations nécessaires et puisse être agréée.


B50, le nouvel avion de chasse de Breitling

En parallèle, Breitling dévoilait sa B50, "petite soeur de l'Emergency", indique Jean-Paul Girardin, officialisée la semaine dernière aux Reno Air Races. La pièce arrive actuellement en boutique. Elle rejoint la collection Professionals de la manufacture. Traduction : une pièce technique, robuste, conçue "pour les pilotes et les voyageurs".

La B50 est une montre hybride : mouvement mécanique, coeur à quartz. Ses fonctions essentielles sont calibrées pour la navigation aéronautique, avec de substantielles améliorations. La première est celle d'une indexation du chronomètre sur l'heure. En clair, lorsque le pilote déclenche son chronomètre au moment de son envol afin de mesurer son temps de vol, la B50 enregistre automatiquement l'heure qu'il est, de manière à pouvoir ultérieurement renseigner le carnet de vol. Autre innovation : le rétroéclairage automatique. La B50 s'éclaire de ses fonctions essentielles dès que la montre pivote sur elle-même de 35 degrés. En d'autres termes, la montre s'allume dès que le pilote tourne le poignet pour lire l'heure. Astucieux et si évident... que personne n'y avait songé auparavant !

La B50, d'un diamètre de 46 mm, se recharge par contact magnétique. L'inspiration "Apple", qui use du même type de connectique, n'est pas loin. La montre conserve les informations associées à une vingtaine de vols, et ce, de quelques semaines à quelques mois. Si l'idée est louable, on regrette qu'elles ne puissent être transférées vers un autre appareil connecté, tablette ou PC, par une liaison type Bluetooth ou filaire, de manière à ce que le pilote puisse archiver sur le long terme ses données, comme savent le faire aujourd'hui les montres de running.

Au final, cette B50 reste une pièce aboutie, très ergonomique, notamment en raison de sa conception en titane et donc de son poids plume (moins de 95 grammes). Elle sera proposée à partir de 5 490 euros sur bracelet caoutchouc, et jusqu'à 6 710 euros en finition black titane (PVD).




Avis aux amoureux de Breitling, ces deux pièces professionnelles dévoilées à Toulouse arrivent en boutique ces prochains jours.




Visuels © David Carteron / Delos Communications


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